//Une première “chambre à allergènes” inaugurée à Strasbourg

Une première “chambre à allergènes” inaugurée à Strasbourg

Une « chambre à allergènes » a été inaugurée au CHU de Strasbourg. L’outil, le premier du genre en France, doit servir à tester des médicaments dans des conditions optimales.
Les hôpitaux universitaires de Strasbourg ont désormais moyen de poids pour lutter contre les allergies respiratoires. La première « chambre d’exposition aux allergènes » de France vient, en effet, d’y être inaugurée. Un outil qui n’a qu’une dizaine d’équivalents dans le monde et a coûté la bagatelle de 2,8 millions d’euros (financés à parité par des partenaires publics et privés).

Mesurer l’efficacité des traitements pendant un temps donné

Et alors que l’allergie concerne, selon le Pr Frédéric de Blay, pneumologue et allergologue, « 30 % des Français de moins de 35 ans », cette pièce étanche de 65 m² permettra de tester de nouveaux médicaments.

Dotée d’un puissant système de ventilation, elle permettra de mesurer l’efficacité de nouveaux traitements face à une concentration précise d’un allergène donné, pendant un temps donné, ce qui est très difficile en milieu naturel. « L’objectif, c’est de développer de nouvelles molécules, plus efficaces que celles actuellement disponibles », souligne Nathalie Domis, directrice des opérations d’Alyatec, l’entreprise privée qui pilote ce projet.

Vingt volontaires testés en simultanée

Ainsi, vingt volontaires pourront prendre place simultanément pour respirer leur ennemi invisible, insufflé via des trous au plafond, soit ces allergènes qui provoquent crises d’asthme, éternuements et autres conjonctivites. Les patients, qui seront rémunérés pour le compte de laboratoires pharmaceutiques, resteront ainsi jusqu’à au maximum quatre heures. « Les concentrations qu’on trouvera ici seront celles que l’on trouve à l’extérieur. Le but n’est pas de surexposer les gens », précise Nathalie Domis.

Pendant le test, les cobayes devront régulièrement mesurer leur souffle. Dès les premiers symptômes d’allergie, ils devront quitter la salle et seront ensuite maintenus en observation pendant six heures. En cas de problème, ces patients d’un nouveau genre pourront être pris en charge immédiatement par les équipes médicales de l’hôpital.

Source : ouest-france.fr

2017-06-07T10:57:18+00:00